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Détails

Contributeur : Christophe Marchand-Kiss (Auteur)
Publication : 03/10/2009
Langue : Français
Pages : 142
Éditeur : publie.net
Collection : L'Inadvertance, poésie
ISBN : 9782814502703

Description

On est dans « cette grande ville de l’Est » — pas de nom comme si l’orientation même impliquait un détournement, un retournement des repères. La description de la ville se veut objective, et en même temps celui-celle qui la traverse « n’a pas pris, littéralement, connaissance ». On suit une déambulation giratoire : où les voix intérieures-extérieures semblent abolir les frontières entre soi et la ville — ne forment qu’un « corps » sans accès, fascinant, qui se densifie du vide qui le traverse et l’offre au vent — « corps vent », « corps bourrasque » — c’est-à-dire à la dispersion. Pourtant le texte de Christophe Marchand-Kiss impulse un autre mouvement. Comme pour, au milieu du « marronnasse » du brouillard, permettre d’avancer en équilibre — le corps flottant est à la fois tendu comme un élastique et ramassé sur lui-même comme une bille de verre. Tout est question de vitesse, la bonne vitesse rend possible une perception aiguë de la ville — mais c’est notre monde dont il est question — et des moyens qu’a la poésie (celle, active, que voulait Ponge, et dont Christophe Marchand-Kiss est aujourd’hui un des meilleurs représentants) de le dire. Aussi parce que le réel toujours se rebelle « par dissociation », « par échappement », est-il question de conjurer cette fragmentation, non par une réunification impossible mais par un travail d’agrandissement des détails, comme des photographies dépeintes : rendre le noir et blanc à la nudité du temps, au visage dévisagé de l’Histoire et de la mémoire. Le mouvement du poème en suit les linéaments, les spirales, les courants (pour rendre possible une sortie de soi) dans une giration — et c’est la métaphore de l’écriture qui « va, court, rapide, va aux lisières (...), déborde, revient, vire et tourne (...). Elle ne se répète pas. Elle sabote, se sabote, s’extrait, épurée. Rien n’est oublié. » C’est dire l’ambition du travail de Christophe Marchand-Kiss, et la nécessité d’y aller voir de près !

François Rannou

(Merci à Anne Kawala pour son aide précieuse !)


 
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