Livre numérique Douze jeunes poètes

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Détails

Contributeurs : Michel Volkovitch (Traducteur), Michel Volkovitch (Auteur)
Publication : 01/07/2011
Langue : Français
Pages : 300
Éditeur : publie.net
Collection : Grèce
ISBN : 9782814503755

Description

HEUREUX LES POÈTES GRECS...

...s’ils connaissaient leur bonheur ! Ils se croient ignorés, méprisés, alors qu’ailleurs c’est encore pire. La poésie en Grèce reste relativement florissante. Elle a toujours été une sorte de langue maternelle, parlée par un nombre étonnant d’Hellènes de tous âges, sexes et conditions. On publie encore des poètes à tour de bras, les sites de poésie se multiplient, et quant à la diversité, à la qualité, il ne semble pas qu’elles soient en baisse.

Les premiers poètes que j’ai traduits, dans les années 80, étaient tout juste quadragénaires, à peine plus âgés que moi. Quinze ans plus tard, en 2000, les plus jeunes poètes présents dans l’anthologie Poésie/Gallimard avaient eux aussi quarante ans. Dans les deux cas je m’étais sagement conformé à la règle commune : on ne cueille pas les fruits verts — même si, en poésie surtout, certains fruits mûrissent bien avant la quarantaine.

Cette fois, soyons moins rigoriste : sur les douze « jeunes poètes » que voici, qui représentent la nouvelle génération, sept ont quarante ans ou plus, mais trois autres sont trentenaires et les deux benjamins n’ont que vingt-huit ans. Le doyen, né en 1962, doit sa présence au fait qu’il a publié très tardivement son premier recueil de poèmes.

L’échantillon est-il représentatif ? Faut-il à tout prix trouver des points communs entre ces voix diverses, leur faire endosser de force un maillot d’équipe nationale ? Les Grecs eux-mêmes ne se risquant pas encore à tirer le portrait collectif de cette nouvelle génération, je me bornerai à quelques remarques prudentes.

Tous ces poètes ont beaucoup lu, semble-t-il. Remarquablement œcuméniques dans le choix de leurs ancêtres, ils revendiquent des influences étonnamment diverses, grecques mais aussi étrangères : le village planétaire s’installe peu à peu. Du côté grec, Sakhtoùris est le plus souvent nommé, mais l’antiquité reste une source d’inspiration pour certains. L’influence de la poésie française est en baisse, on s’en doutait, au profit de l’anglo-saxonne. L’engagement politique, vivace au milieu du siècle dernier, avait déjà quitté l’ordre du jour avec la génération précédente. Les problèmes actuels de la cité n’apparaissent plus directement. La parole poétique se fait dense et obscure, mêlant rêve et réel, s’organisant souvent en corps-à-corps entre ombre et lumière. La religion n’est pas morte pour tous. On voit poindre chez certains, chose remarquable, un humour plus ou moins diffus, plus ou moins noir.

Choisir douze poètes grecs, m’a dit quelqu’un là-bas, c’est se faire douze amis et douze mille ennemis. Étant maso avec modération, je déclare ici solennellement que la liste n’est pas close, chers poètes, et que je serai heureux de poursuivre l’exploration — de façon moins systématique et intensive sans doute — avec de nouvelles têtes. La Grèce le mérite bien.

M.V.


 
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